L’hyperactivité avec déficit de l’attention chez l’enfant

L’hyperactivité avec déficit de l’attention chez l’enfant

L’hyperactivité chez l’enfant est ces dernières années devenue emblématique du débat actuel sur la vision que notre monde moderne se donne de la croissance de l’enfant et de ses difficultés.

La vie est compliquée, et la question des troubles mentaux de l’enfance et de l’adolescence ne peut pas, elle non plus, être simple. Ici l’adage d’Oscar Wilde : « Donner des conseils est une mauvaise chose, en donner des bons est une catastrophe ». Mon ambition est plutôt de dégager les enjeux, implicites ou explicites, qui s’attachent aux choix thérapeutiques que nous faisons, étant entendu que nos modèles théorico-cliniques orientent, certes, nos réponses thérapeutiques mais que, dans le même temps, celles-ci viennent parfois éclairer les modèles que nous utilisons sans que nous ayons toujours entièrement conscience de leurs tenants et de leurs aboutissants. Il y a donc une nécessité d’abord de tenter  d’identifier les causes à cette « hyperactivité ».

Quelles sont les causes possibles de l’hyperactivité ?
Elles sont nombreuses et certaines reviennent dans les études et ouvrages de spécialistes : on peut citer :
• Les ratés du refoulement en période de latence
• L’hyperactivité comme trouble psychosomatique
• L’hyperactivité comme reflet d’une problématique dépressive…
En tout état de cause, les quelques pistes psychopathologiques citées plus haut peuvent fort bien donner lieu à une dysrégulation de la motricité, de la cognition et des affects.

Le traitement de l’hyperactivité ?  
Le traitement médicamenteux, qui est très utilisé aujourd’hui, n’a pas encore assez de recul, pour en connaitre véritablement les effets. Quel que soit le résultat de ces études, un traitement par Ritaline, Concerta ou Quasym ou équivalent, sans prise en charge psychothérapique ou psychanalytique serait une erreur. L’hyperactivité n’est pas une angine, ce qui nécessite que les causes à l’origine de ce trouble, même si les symptômes sont réduits, doivent être recherchés et traités. En l’absence d’un travail sur le fond et les causes de cette hyperactivité, l’enfant passera à l’adolescence ou à l’état d’adulte, tout en conservant certains blocages, qui le freineront dans sa vie future, voir même, risque de déclencher des maladies plus importantes.