Le transfert est un des piliers de la psychanalyse

Le transfert est un des piliers de la psychanalyse

Le transfert est principalement un phénomène humain qui s’éprouve à des degrés variables dans toutes les relations entre les individus. C’est évidemment dans la relation magnétiseur-magnétisé puis dans la relation hypnotiseur-hypnotisé et enfin, de nos jours de manière moins flagrante, dans la relation médecin-malade qu’il s’éprouve.

Dans la théorie de la psychanalyse, où le transfert est une composante majeure, Freud  a commencé à l’aborder au cours de son travail avec Breuer au sujet d’hystériques, qu’il a développé tout au long de son travail, notamment avec l’analyse de Dora, dans ses écrits sur les conseils aux analystes jusqu’à la seconde topique de 1920.

En introduisant cette notion, les physiologistes tels que Weber (1834) puis Kleinpaul (1884) ont ainsi mis en évidence l’importance de la notion de représentation dans l’effort d’apprentissage. E.H Weber envisageait le transfert comme une facilitation d’une activité et Rudolf Kleinpaul comme le passage d’un langage de geste et d’image à un langage de mots. Là où l’œuvre de Freud se démarque des visions, c’est lorsqu’à partir de ses expériences cliniques, il songe à le théoriser puis à en faire « le moteur de la cure ». Il ne s’agit plus seulement de constater le phénomène du transfert, de le dénoncer, de le déplorer ou de le favoriser en le manipulant, mais surtout de l’analyser.

Jacques Lacan transforme à sa manière la conception de Freud en opposant le « transfert symbolique » au « transfert imaginaire ». Selon lui, le transfert est d’ordre symbolique et qu’il n’est autre que de « l’amour qui s’adresse à du savoir ». Le transfert dit imaginaire est un obstacle, dans le sens où ce n’est qu’immobilisme du sujet. En effet, le sujet agit dans l’analyse pour ne pas avoir à dire, et plus le sujet résiste, et plus la répétition s’oblige à lui.