Comment la psychanalyse peut aider les enfants surdoués ?

Le nombre d’enfant dit « surdoué » ne cesse de grimper. Alors que ces enfants sont destinés à faire partie des élites et futurs dirigeants, un tiers d’entre eux se retrouvent en grandes difficultés scolaires ou en échec si on ne leur vient pas en aide. Le diagnostic ne peut être établi avec certitude que des tests d’intelligence soient réalisés. On insiste de nos jours moins sur les performances que sur la particularité du profil intellectuel. Les surdoués peuvent être aussi atteints par n’importe quel trouble mental, mais la fréquence des troubles n’est pas la même que pour les autres enfants. En outre, ces troubles sont nuancés par les caractéristiques affectives et intellectuelles de ces enfants. On rencontre surtout des difficultés scolaires et des troubles des apprentissages, de l’hyperactivité et de l’opposition, des troubles émotionnels (anxiété et dépression). Il...

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La psychothérapie analytique ou psychanalyse d’enfant

La psychothérapie analytique et la psychanalyse de l’enfant répondent aux mêmes définitions et remplissent les mêmes objectifs que la psychothérapie analytique et la psychanalyse de l’adulte. S’adressant à des enfants, ces deux approches thérapeutiques ont toutefois dû développer un mode opératoire différent, puisque l’enfant parle souvent moins que les adultes, voire pas du tout dans certaines pathologies. L’enfant bouge, s’immobilise, joue. Il se manifeste avant tout à travers ces différents modes expressifs. En consultation, le psychanalyste va donc inciter l’enfant à s’exprimer dans le respect de ses modes expressifs, en mettant à sa disposition : des jouets, de la pâte à modeler, des feutres et du papier. Les manifestations et les productions de l’enfant sont « parlantes », signifiantes. Elles mettent en scène ce qui préoccupe l’enfant psychiquement. Elles doivent en conséquence être considérées comme un « discours »...

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La dépression post-partum

C’est un état de dépression plus ou moins intense. Il existe 3 formes plus ou moins sévères de dépressions post-partum; le syndrome du troisième jour appelé aussi le baby blues, la dépression post-partum et la psychose post-partum. Le syndrome du troisième jour est la forme la plus légère de la dépression post-partum. Il survient généralement entre le premier et le troisième jour après l’accouchement. Il se manifeste par des périodes de pleurs inopinés, de l’irritabilité, un manque de sommeil, des sautes d’humeur et un sentiment de vulnérabilité.  Ces symptômes peuvent durer plusieurs semaines et on estime qu’ils touchent plus d’une mère sur deux. La dépression post-partum est plus conséquente. Les femmes qui en sont atteintes éprouvent les symptômes suivants : grand dérèglement émotionnel, découragement, tendance à pleurer constamment… Elles développent des croyances négatives sur elles-mêmes : sentiment de ne...

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Le rêve en psychanalyse

Freud  part du principe que le rêve est porteur de sens et donc, à partir de celui-ci, élabore une théorie et surtout une méthode. Cette méthode est entre autre celle de la libre-association. Celle-ci consiste, pour le médecin, à attirer l’attention du patient sur ce qu’il a tendance à rejeter du fait qu’il juge cela insignifiant, sur les associations involontaires qui dérangent la conscience du patient : le but est de parvenir par exemple à l’idée morbide du patient et à remplacer celle-ci par une autre représentation. C’est cette méthode que Freud applique pour analyser le rêve. Il est ainsi possible de reconstituer le sens d’un rêve, même court et au départ incompréhensible, en notant tout ce que l’analyse de ce rêve éveille en nous, même si cela n’a au départ aucun rapport apparent. Par conséquent, pour Freud, «...

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Le transfert est un des piliers de la psychanalyse

Le transfert est principalement un phénomène humain qui s’éprouve à des degrés variables dans toutes les relations entre les individus. C’est évidemment dans la relation magnétiseur-magnétisé puis dans la relation hypnotiseur-hypnotisé et enfin, de nos jours de manière moins flagrante, dans la relation médecin-malade qu’il s’éprouve. Dans la théorie de la psychanalyse, où le transfert est une composante majeure, Freud  a commencé à l’aborder au cours de son travail avec Breuer au sujet d’hystériques, qu’il a développé tout au long de son travail, notamment avec l’analyse de Dora, dans ses écrits sur les conseils aux analystes jusqu’à la seconde topique de 1920. En introduisant cette notion, les physiologistes tels que Weber (1834) puis Kleinpaul (1884) ont ainsi mis en évidence l’importance de la notion de représentation dans l’effort d’apprentissage. E.H Weber envisageait le transfert comme une facilitation d’une activité...

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